Présidentielle 2027 : l’incertitude politique peut-elle freiner le marché immobilier ?
Octobre 2026 — Temps de lecture : 4 minutes
2027 approche, et avec elle son lot de promesses électorales, d’incertitudes économiques et de questions sur l’avenir du marché immobilier. Mais à quelques mois de l’élection présidentielle, les acheteurs et les vendeurs commencent-ils déjà à lever le pied ?
Après une année 2025 marquée par le retour progressif des transactions, le marché immobilier semble entrer dans une nouvelle période d’hésitation.
Alors, simple prudence passagère ou véritable attentisme préélectoral ? On fait le point, chiffres à l’appui.
1. Immobilier : une reprise bien réelle, mais encore fragile
Commençons par une bonne nouvelle : le marché immobilier français a retrouvé des couleurs en 2025.
Selon la FNAIM, environ 940 000 logements anciens ont été vendus en 2025, soit une progression de 11 % par rapport à 2024.
Une reprise bienvenue après plusieurs années difficiles pour les professionnels de l’immobilier !
Mais depuis quelques mois, les signaux sont plus contrastés.
Selon les données de l’INSEE publiées en septembre 2026, les prix des logements anciens ont reculé de 1 % au deuxième trimestre 2026, après une baisse de 0,2 % au trimestre précédent.
Du côté des transactions, les tendances varient selon les réseaux.
Dans son bilan du troisième trimestre 2026, Foncia fait état d’une baisse de 18 % des compromis de vente signés dans son réseau, par rapport à la même période en 2025.
À l’inverse, l’Observatoire Interkab relève une progression des compromis dans les agences indépendantes de son réseau.
Ces résultats ne sont pas nécessairement contradictoires : les deux études portent sur des périmètres différents et ne représentent pas, à elles seules, l’ensemble du marché français.
Ce qu’il faut retenir : le marché reste actif, mais sa reprise demeure fragile et inégale selon les territoires.
Sources : FNAIM — Bilan du marché immobilier 2025 · INSEE — Prix des logements anciens, septembre 2026 · Foncia — Bilan du troisième trimestre 2026 · Observatoire Interkab.
2. La présidentielle de 2027 joue-t-elle déjà un rôle ?
C’est probablement la question la plus intéressante.
En théorie, une élection présidentielle ne change rien, du jour au lendemain, à la capacité d’un ménage à acheter un appartement.
En pratique, c’est un peu plus compliqué.
Acheter un logement représente souvent l’engagement financier le plus important d’une vie. Et lorsqu’on ne sait pas exactement de quoi demain sera fait, la tentation d’attendre peut devenir forte.
Fiscalité immobilière, aides à l’accession, investissement locatif, politique du logement… Autant de sujets sur lesquels les orientations futures restent incertaines.
Et cette prudence semble déjà se ressentir sur le terrain.
Selon l’Observatoire Interkab du troisième trimestre 2026, 79 % des agents immobiliers interrogés estiment que les incertitudes fiscales entourant le budget 2027 freinent les décisions de leurs clients.
Un chiffre intéressant, à interpréter avec précaution.
Il s’agit du ressenti des professionnels interrogés, et non d’une mesure directe du nombre de transactions reportées à cause des élections.
Ces interrogations budgétaires s’ajoutent à celles entourant l’élection présidentielle de 2027.
Dans son étude du troisième trimestre, Foncia cite d’ailleurs explicitement l’incertitude politique et l’approche des élections parmi les facteurs susceptibles de renforcer l’attentisme des acquéreurs.
Difficile de mesurer précisément l’effet de la politique sur les transactions. Mais lorsqu’on envisage un engagement financier aussi important qu’un achat immobilier, le manque de visibilité peut peser dans la décision.
Et dans l’immobilier, l’incertitude peut parfois suffire à retarder une décision.
Un vendeur préfère attendre, espérant une remontée des prix. Un acquéreur hésite, imaginant qu’une meilleure occasion se présentera dans quelques mois.
Résultat : deux projets qui auraient pu se rencontrer restent chacun en suspens.
Sources : Observatoire Interkab — Troisième trimestre 2026 · Foncia — Étude du troisième trimestre 2026.
3. Mais attention : la politique n’explique pas tout !
Il serait un peu facile d’attribuer toutes les hésitations du marché à la prochaine présidentielle.
Car les acheteurs ont aussi des préoccupations beaucoup plus immédiates.
À commencer par leur financement.
Selon la Banque de France, le taux moyen des nouveaux crédits immobiliers hors renégociations atteignait 3,32 % en août 2026, contre 3,30 % en juillet.
Une variation modérée, certes, mais qui s’inscrit dans une remontée des taux depuis le début de l’année.
Et pour les ménages dont le budget est déjà serré, chaque dixième de point compte.
L’Observatoire Interkab indique également que 52 % des agents immobiliers interrogés constatent davantage de refus ou de retards de financement depuis la rentrée.
Autrement dit, certains acheteurs attendent peut-être de connaître le résultat des élections… mais d’autres attendent surtout une réponse favorable de leur banque !
La réalité est donc plus nuancée : incertitudes politiques, conditions de crédit et pouvoir d’achat immobilier se cumulent.
4. Et chez nous, dans le Var ?
À Sanary, Bandol, Six-Fours, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, les professionnels le savent bien : il n’existe pas un seul marché immobilier, mais plusieurs marchés qui cohabitent.
Un primo-accédant qui recherche son premier appartement à Toulon n’a pas nécessairement les mêmes contraintes qu’un retraité souhaitant s’installer à Bandol.
De la même manière, un acquéreur de résidence secondaire à Sanary ne réagira pas forcément aux incertitudes économiques comme un investisseur locatif.
Il serait donc hasardeux de transposer directement les statistiques nationales ou régionales à notre marché local.
D’autant que les données publiées par les réseaux immobiliers ne permettent pas toujours de distinguer précisément les dynamiques propres au Var.
Une chose reste néanmoins valable partout : pour concrétiser une transaction, vendeurs et acquéreurs doivent parvenir à se mettre d’accord sur un prix, un calendrier et des conditions de vente.
Et lorsque l’incertitude augmente, cet équilibre peut devenir plus difficile à trouver.
Pour les agences immobilières, cela renforce l’importance d’un accompagnement adapté à chaque situation, plutôt que de chercher à appliquer une tendance nationale à tous les biens.
5. Face à l’incertitude, concentrons-nous sur ce que nous maîtrisons !
Alors, faut-il attendre 2027 pour mettre son logement en vente ?
Impossible de répondre à cette question de manière générale.
Personne ne sait exactement comment évolueront les taux d’intérêt, les politiques fiscales ou le comportement des acquéreurs dans les prochains mois.
Mais s’il y a bien une chose que l’on peut maîtriser, c’est la préparation de son projet immobilier.
Et cela commence parfois par des démarches très simples.
Faire estimer son bien au juste prix. Rassembler les documents nécessaires à la vente. Anticiper les diagnostics immobiliers.
Autant d’étapes qui ne garantissent évidemment pas de trouver un acquéreur, mais qui permettent d’être prêt lorsqu’une opportunité se présente.
Car dans un marché où les décisions peuvent déjà prendre du temps, autant éviter d’en perdre sur ce qui peut être anticipé !
Et c’est précisément sur ce point que nous pouvons vous accompagner.
6. Un petit coup de pouce pour passer à l’action !
Chez Mon Spécialiste Diagnostic, nous ne pouvons malheureusement pas prédire le résultat des élections, ni faire baisser les taux d’intérêt.
En revanche, nous pouvons vous aider à avancer dans votre projet immobilier en réalisant vos diagnostics avec réactivité, rigueur et transparence.
Et parce qu’il n’y a pas de raison d’attendre 2027 pour préparer sa vente, nous avons décidé de vous donner un petit coup de pouce !
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Une bonne occasion de préparer votre dossier dès maintenant, sans attendre que toutes les incertitudes du marché soient levées.
Offre valable jusqu’au 31 décembre 2026, sur les prestations éligibles, selon les conditions précisées dans le devis.
En conclusion : le marché attendra peut-être… mais pas forcément votre projet !
La présidentielle de 2027 pourrait accentuer l’attentisme de certains vendeurs et acquéreurs. Mais les élections n’expliquent pas tout, et elles ne mettent pas la vie immobilière entre parenthèses.
Une naissance, une mutation professionnelle, une séparation, un départ à la retraite… Les projets continuent, avec ou sans campagne électorale.
Alors, plutôt que d’attendre de savoir ce que nous réserve 2027, pourquoi ne pas commencer par ce qui dépend de nous ?
Et pour le reste… rendez-vous aux urnes !
Mon Spécialiste Diagnostic Diagnostics immobiliers à Sanary-sur-Mer, Toulon, Bandol, Six-Fours-les-Plages, La Seyne-sur-Mer et leurs environs.




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